Vers un paradis

Vers un paradis

Loin de l’affolement de la vie, je me dirige vers un paradis!

Ce n’est pas une comparaison juste, mais laisser le vacarme de la grande ville et sa vivacité derrière moi, pour rouler en liberté et parcourir les routes vers l’évasion.

J’entame mon premier parcours sur une plaine élargie, et c’est sur une centaine de kilomètres, que le voyage se vit ; en moi, me guidant, mon propriétaire, mon ami de tous les chemins, cet explorateur, nous embarque vers une nouvelle aventure. Le changement invoque mon appétit, et c’est comme ça que nous faisons notre première pause, pour m’intuber d’essence. Et pour lui, ça serait du café. Il s’instaure comme une obligation sacrée!

Le paysage est époustouflant, rassurant, un ciel dégagé enveloppant des montagnes à l’éttofes verdoyantes. Le temps est doux, printanier, un vent caresse gentiment ma carcasse, et nous laisse imaginer la promesse d’une mer calme, cristallisée, reflétant les rayons d’un soleil au rendez-vous de nos espérances.

Le détoure nous emmène vers la côte jijelienne, une splendeur liant la forêt à la mer, longée par une corniche, entourée par une chaîne montagneuse.

Arrivant à la muse inspiratrice et apaisante, Collo.

Cette petite ville en milieu montagner, aux rues plates et ruelles étroites. Je parcours ces dernières pour me diriger à la presqu’île. Ornée à ses pieds par des rochers dessinant des petites baies de mer limpide et unique. 

Enfin, sous cette brise marine, le vent refroidit mon metal. je reprends mon énergie pour quelques jours. L’aventure quant à elle, elle vient de commencer pour lui, il déballe ses affaires, et part vers un monde éclatant de rayons chaleureux, à un silence harmonieux au sens rythmique des vagues. 

En descendant les escaliers, il prend répit, seul, face à l’étendue de la mer, et aux rosiers plantés aux rebords du mur, de multiples couleurs. Une partie du port s’offre à sa contemplation, son phare et l’allée qui y conduit. 

Pieds dans l’eau, face à ses yeux ce tableau authentique d’une richesse utopique. Plonge dans son courant, et se laisse apprécier par la caresse de l’eau à la température exquise et au mouvement altéré et calme. 

Collo n’est pas un temps d’aventure, mais c’est prendre ce temps pour vivre cette aventure. Elle n’est certainement pas une pause, c’est un moment pétillant et savourant.

Quant à moi, mon moteur prend répit dans un paradis que j’entends seulement, en attendant le retour vers le brouhaha de la grande ville.